Vivre en contradiction, écrire en tiraillement.
Il y a toujours une dualité qui parcourt ma plume
– elle se dessine entre l’auteure et l’humain.
Deux forces qui tirent dans des directions contraires, deux voix qui s’entrechoquent et s’entremêlent.
Il y a celle qui ressent, qui s’attache, qui voudrait protéger les personnages comme on protège une part de soi.
Et puis il y a l’autre : celle qui observe, analyse, qui murmure que, pour que l’histoire vive, il faut parfois accepter de l’abîmer un peu.
Alors, dans une danse qui n’a jamais de fin, elles dansent chacune à leur tour et s’accordent parfois sur un compromis.
Parce qu’il y a toujours un tiraillement profond :
ce que le cœur réclame et ce que le récit demande.
